Politique

11e édition des 72 heures du Lait Local : le lait local au cœur de la souveraineté alimentaire

La 11e édition des 72 heures du Lait Local a été officiellement lancée le lundi 22 décembre 2025 à Ouagadougou.Un cadre de valorisation et de promotion du lait Local.

Au menu des 72 heures, acteurs et partenaires de la filière lait vont se pencher sur les défis, la promotion et la commercialisation du lait Local.

 

À l’occasion de l’ouverture officielle des 72 Heures du Lait Local – Édition 2025, le président de l’Union des Mini-Laiteries et Producteurs de Lait du Burkina (UMPLB) a livré un plaidoyer fort en faveur d’une filière stratégique pour l’économie nationale, l’emploi et la souveraineté alimentaire.

Créées en 2015, les 72 Heures du Lait Local sont nées dans un contexte de scepticisme. À l’époque, nombreux étaient ceux qui doutaient de la capacité du lait local à approvisionner les villes face aux produits importés, jugés moins chers et plus modernes. Dix ans plus tard, malgré l’insécurité, les difficultés de collecte, la raréfaction des financements et la crise sanitaire de la Covid-19, la filière a résisté.

Pour l’UMPLB, le lait local n’est plus une alternative, mais une solution structurelle. Une solution pour l’emploi, la nutrition, la stabilité des territoires et la souveraineté alimentaire du Burkina Faso. Dans un contexte mondial marqué par les crises et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, la question de l’autosuffisance alimentaire devient centrale. « Ce qui nourrit nos enfants ne peut dépendre uniquement des autres », a insisté le président Ibrahim Adama Diallo

 

Cependant, les défis restent nombreux : concurrence des importations, exigences de qualité, normes sanitaires, accès au financement et modernisation des outils de production. Autant d’obstacles qui justifient le thème retenu pour cette édition 2025 : « Conformité et innovation pour une filière lait local durable et inclusive au Burkina Faso ».

La conformité, a-t-il précisé, vise à renforcer la confiance des consommateurs, tandis que l’innovation doit permettre à la filière de gagner en compétitivité. La présence de la Direction Générale des Services Vétérinaires (DGSV) et de l’ABNORM a été saluée comme un signal fort de l’engagement de l’État à accompagner la filière vers la qualité plutôt qu’à la sanctionner.

L’édition 2025 marque également un tournant majeur avec l’annonce d’un nouveau format des 72 Heures du Lait Local à l’horizon 2026–2035. L’ambition affichée est de transformer l’événement en un véritable rendez-vous économique et stratégique, orienté vers la décision, l’investissement et la création d’opportunités.

Dans son adresse, Ibrahim Adama Diallo, président de l’UMPLB a lancé un appel à l’unité de tous les acteurs de la filière, rappelant que « sans producteurs, rien ne pousse », que la qualité est le passeport des mini-laiteries, et que les femmes et les jeunes constituent des piliers incontournables du développement du secteur.

Aux autorités et partenaires techniques et financiers, il a réaffirmé l’importance de soutenir le lait local comme une solution durable et résiliente. Quant aux consommateurs, ils ont été invités à faire du choix des produits laitiers locaux un acte citoyen.

C’est sur cette conviction que les 72 Heures du Lait Local – Édition 2025 prévu du 22 au 24 décembre prochain ont été officiellement ouvertes, avec l’espoir que les échanges débouchent sur des décisions concrètes pour l’avenir de la filière laitière burkinabè.

 

Ibrahim KONATÉ

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