
La Coordination Nationale des Associations de Veille Citoyenne (CNAVC) a tenu une conférence de presse dans la soirée de ce jeudi 26 Mars 2026 à Ouagadougou.
Ce point de presse vient à un moment jugé crucial pour la dynamique souverainiste des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les conferciers ont d’abord salué l’engagement des Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), qu’elle considère comme des piliers de la reconquête territoriale et de la résistance nationale.

Au cœur de cette déclaration, la CNAVC a exprimé son indignation face à la résolution du Parlement européen du 12 mars 2026 demandant la libération de Mohamed Bazoum. L’organisation y voit une atteinte à la souveraineté des États de l’AES et une violation du principe de non-ingérence consacré par la Charte des Nations unies.

La coordination a également mis en garde contre les conséquences des interventions étrangères, évoquant les exemples de la Libye et de l’Irak, et dénoncé ce qu’elle perçoit comme des tentatives de maintien d’influence extérieure sous couvert de principes démocratiques.
Réaffirmant son soutien à l’AES, la CNAVC a travers a lancé un appel à la mobilisation populaire . Elle invite les Burkinabè à participer massivement à une marche-meeting prévue le 28 mars 2026 devant le siège de l’Union européenne à Ouagadougou, afin de défendre la souveraineté nationale et rejeter toute ingérence étrangère.

Enfin, l’organisation a appelé la communauté internationale à privilégier le respect mutuel, la coopération équilibrée et le droit des peuples à disposer librement de leur avenir.
Par Ibrahim KONATÉ