Cheick Soufi Moaze prône le respect du prochain , l’union et la cohésion sociale

La communauté internationale des soufis du Burkina Faso, à l’instar des fidèles musulmans du monde entier, a célébré ce mercredi 27 mai 2026 la fête de la Tabaski, communément appelée fête du mouton, à Tanghin, au domicile du guide des soufis, Cheick Soufi Moaze.

La célébration a été marquée par une prière de deux rakats, suivie d’un sermon et de l’immolation du mouton, symbole du sacrifice consenti par Abraham.

Dans son prêche, Cheick Soufi Moaze a centré son message sur trois axes principaux : le respect du Chef de l’État, le respect des lois du pays et le respect du prochain.
Selon le guide religieux, « l’islam ne se résume pas seulement à la prière, mais aussi à l’acceptation et au respect de son prochain ». Il a expliqué que le bon musulman est celui qui respecte les autorités de son pays, en particulier le Chef de l’État, rappelant que, selon les enseignements du Coran, tout dirigeant est choisi par Dieu pour conduire son peuple.

Poursuivant son sermon, il a indiqué que le respect des lois constitue également une qualité essentielle du croyant. Pour lui, un musulman exemplaire est celui qui observe les règles établies et respecte les institutions ainsi que les autorités de son pays.

Enfin, Cheick Soufi Moaze a insisté sur l’importance des relations humaines, invitant les fidèles à promouvoir l’ordre, la discipline, l’union et la cohésion sociale au sein de la société burkinabè.

Cette célébration a également été marquée par la présence d’une importante délégation chrétienne conduite par Albert Etienne Kaboré, curé de la paroisse Sacré-Cœur Jésus de Dapoya. Les fidèles chrétiens ont effectué le déplacement pour témoigner leur solidarité et célébrer la paix, l’amour du prochain ainsi que le vivre-ensemble.

À l’issue de la prière, Cheick Soufi Moaze a procédé à l’immolation du mouton, dans une ambiance de partage, d’union et de fraternité.
La fête de la Tabaski demeure ainsi un moment de communion, de solidarité et de renforcement de la cohésion sociale entre les communautés.
Par Ibrahim KONATÉ