
La communauté internationale des soufis a présenté ses vœux à Sa Majesté le Mogho Naaba Baongo ce mardi 9 juin 2026, à l’occasion de la fête de la Tabaski. Une visite marquée par des messages de paix, de cohésion sociale et de lutte contre le terrorisme.
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‎Dans la matinée du mardi 9 juin 2026, la communauté internationale des soufis, conduite par son guide spirituel, Cheick Soufi Moaze, a été reçue au palais de Mogho Naaba Baongo à Ouagadougou.
‎Cette visite avait pour objectif de présenter les vœux de Tabaski à Sa Majesté, mais également de lui témoigner le soutien de la communauté soufie dans ses efforts en faveur de la paix et du vivre-ensemble au Burkina Faso.

‎Pour marquer cette rencontre, la délégation a offert plusieurs présents symboliques au souverain traditionnel : un pigeon blanc, symbole de paix, un chapelet représentant le rapprochement avec Dieu, ainsi qu’un chameau blanc incarnant la patience, l’endurance et la résilience.
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‎Selon Cheick Soufi Moaze, ce geste vise à encourager le Mogho Naaba dans sa mission de promotion des valeurs sociales, du respect mutuel et de la cohésion entre les différentes composantes de la société burkinabè. Il s’inscrit également dans une dynamique de mobilisation contre le terrorisme qui fragilise la cohésion sociale et le vivre-ensemble au pays des Hommes intègres.
‎« Depuis 2006, la communauté internationale des soufis s’est engagée dans la promotion du vivre-ensemble, de l’acceptation du prochain et de la cohésion sociale au Burkina Faso et à l’étranger, notamment aux États-Unis et dans plusieurs pays d’Europe », a indiqué le guide spirituel.
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‎À l’issue de l’audience, le Mogho Naaba a salué l’initiative de la communauté internationale des soufis, qu’il considère comme un exemple de contribution citoyenne à la recherche de la paix et de la stabilité.
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‎Profitant de cette occasion, Cheick Soufi Moaze a lancé un appel à l’ensemble des Burkinabè à accompagner les efforts des autorités et des leaders coutumiers dans la lutte contre l’insécurité. Il a notamment invité ses fidèles à mettre en pratique les valeurs de pardon, de tolérance et d’acceptation de l’autre.
‎« Si nous, musulmans, pensons que c’est la prière seule qui va sauver le Burkina Faso, nous nous trompons », a-t-il déclaré, avant de souligner que le retour durable de la paix passe avant tout par le pardon, l’acceptation du prochain, la solidarité et le vivre-ensemble.
‎À travers cette visite de courtoisie et de communion, la communauté internationale des soufis réaffirme ainsi son engagement à œuvrer aux côtés des autorités religieuses, coutumières et étatiques pour la consolidation de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso
Par Ibrahim KONATÉ