
L’Association Une Plume pour la Liberté (APL) a organisé, le samedi 24 octobre 2026 à Ouagadougou, la cérémonie de remise des attestations et des prix de la 4e édition de son concours littéraire. Dembélé Bionimian Triphose s’est distingué en remportant le prix de la poésie, au terme d’une compétition marquée par une participation en hausse et l’introduction de nouvelles catégories.
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‎La salle du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) a servi de cadre à cette cérémonie qui a réuni des écrivains, des acteurs du monde littéraire et plusieurs personnalités. Cette quatrième édition du concours « Une Plume pour la Liberté » a mis à l’honneur plusieurs disciplines, notamment la poésie, la nouvelle, le slam et la catégorie « Femme engagée ».

‎Au terme de la compétition, plusieurs candidats ont été récompensés pour la qualité de leurs œuvres et leur engagement littéraire.
‎Les principaux lauréats de cette 4e édition
‎Le prix de la poésie est revenu à Dembélé Bionimian Triphose, tandis que Dabiré Nalkolkan Amzah a remporté le prix de la nouvelle. En slam, Haro Soumaïla, connu sous le nom de scène « Slameur indulgent », s’est adjugé le premier prix.
‎Les autres distinctions ont été attribuées comme suit :
‎Prix de la femme engagée : Yaméogo Lauryn Kenza Shatha Palingwend ;
‎Prix du public : Tall Rasmata ;
‎Prix spécial IKS : Tiendrébéogo Estelle ;
‎Prix spécial Éveil Livres : Zinganè Abdoul Maguidi ;
‎Prix Étoile du Faso : Sawadogo Ida Judith ;
‎Prix du Littéraire de l’année 2026 : Nébié Kadidia.
‎Trois prix d’honneur ont également été décernés à Bernadette Dao, Josée Laurence Zoungrana et Dieudonné Tibiri, en reconnaissance de leur contribution au monde littéraire.

‎La cérémonie a connu la participation de plusieurs figures de la littérature burkinabè, dont l’écrivaine Bernadette Dao.

‎✅Une participation en forte hausse
‎Pour le président de l’Association Une Plume pour la Liberté, Victorien Sawadogo, écrivain et doctorant en droit public, les objectifs fixés pour cette édition ont été atteints. Il s’est notamment réjoui de l’engouement suscité par la compétition.
‎Selon lui, plus d’une centaine d’écrivains ont pris part à cette édition, contre une cinquantaine lors des précédentes. L’introduction des catégories slam et nouvelle figure parmi les innovations majeures de cette année.
‎Le nombre de trophées est également passé de trois lors des éditions précédentes à douze pour cette quatrième édition, traduisant, selon le président de l’association, l’élargissement des ambitions du concours.

‎✅Le ministère salue une initiative en faveur de la paix
‎Représentant le ministre de la Communication, des Arts et du Tourisme, patron de la cérémonie, Séraphine Somé, chargée de mission, a salué l’initiative de l’association.
‎Elle a souligné la contribution de cette compétition à la valorisation de la littérature, à la promotion de la cohésion sociale et au renforcement de la paix. Elle a également encouragé les acteurs du monde littéraire, notamment les créateurs et les auteurs, tout en réaffirmant la disponibilité du ministère à accompagner l’association dans ses efforts.
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‎De son côté, le fondateur de l’Imprimerie Koama Service (IKS), le camarade Koama Nestor, dit Commandant 5 étoiles, a rappelé la portée citoyenne de cette initiative. Pour lui, le concours s’inscrit dans une dynamique de lutte contre le terrorisme, de reconquête du territoire et de retour de la paix au Burkina Faso à travers la littérature.
‎Il a félicité les lauréats et invité les autres candidats à redoubler d’efforts en vue des prochaines éditions.
‎✅L’AES attendue aux prochaines éditions
‎Initialement ouverte à une participation plus large, la compétition n’a pas enregistré la présence du Mali et du Niger, pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES), pour des raisons organisationnelles.
‎Le comité d’organisation entend toutefois consentir des efforts afin de favoriser la participation de ces pays aux prochaines éditions.
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‎Avec une participation en hausse, de nouvelles catégories et davantage de distinctions, cette quatrième édition du concours « Une Plume pour la Liberté » marque une étape importante dans la promotion de la création littéraire au Burkina Faso. À travers cette initiative, l’APL entend faire de la littérature un moyen d’expression, de sensibilisation et de contribution à la paix et à la cohésion sociale.
Par Ibrahim KONATÉ
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