
Ouagadougou accueille, du 7 au 16 septembre 2026, la deuxième édition des Jeux de la Confédération des États du Sahel (JAES). La cérémonie officielle d’ouverture, présidée par le camarade Ousmane Bougouma, président de l’Assemblée législative du peuple, représentant le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a placé cette édition sous le signe de l’unité, de la fraternité et de la construction d’un destin commun entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Après Bamako, qui a abrité la première édition, c’est au tour de Ouagadougou de réunir les jeunesses des trois pays de la Confédération autour du sport et des valeurs de solidarité, de discipline et de dépassement de soi.

Au total, 376 athlètes, accompagnés de 164 encadreurs et officiels, prennent part aux compétitions dans 11 disciplines sportives : athlétisme, boxe, cyclisme, football, handball, judo, karaté, kung-fu wushu, lutte, taekwondo et tir à l’arc.

Dans son intervention, la camarade Annick Pickbougoum, présidente du Comité national d’organisation, a salué les efforts déployés durant plusieurs mois pour assurer les conditions nécessaires au bon déroulement des Jeux, notamment en matière d’hébergement, de restauration, de transport, de sécurité, de santé, de préparation des sites, d’équipements sportifs, d’arbitrage et de couverture médiatique.
Elle a également exprimé sa reconnaissance au capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso et Très Haut Patron de cette deuxième édition, pour son engagement en faveur de la jeunesse et du développement du sport. La revalorisation des prix destinés aux vainqueurs a notamment été présentée comme une source de motivation supplémentaire pour les athlètes.
« Le sport doit unir nos peuples »
Représentant le président du Faso à cette cérémonie, le camarade Ousmane Bougouma a rappelé que les JAES ne se limitent pas à une compétition sportive. Ils constituent, selon lui, un espace de rencontre et de fraternité entre les peuples burkinabè, maliens et nigériens.
Il a rendu hommage aux dirigeants des trois États ainsi qu’aux héros, aux Forces de défense et de sécurité (FDS), aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et à l’ensemble des forces combattantes pour leurs sacrifices en faveur de la défense et de la souveraineté des pays du Sahel.
Aux jeunes athlètes, il a lancé un appel à la discipline, au courage, au respect et à l’humilité dans la victoire comme dans la défaite. Il les a exhortés à se considérer comme une génération appelée à mieux se connaître, à se respecter et à construire ensemble l’avenir de la Confédération.
Le président de l’Assemblée législative du peuple a également souligné que les JAES s’inscrivent dans une dynamique plus large de construction de la Confédération des États du Sahel, avec d’autres initiatives envisagées notamment dans les domaines de l’emploi et de l’entrepreneuriat.
Un programme riche autour du sport et de la culture

La cérémonie d’ouverture a été marquée par plusieurs temps forts, notamment le défilé des délégations d’athlètes, une prestation chorégraphique et un match de handball. Elle a également connu la présence des ministres des Sports du Mali et du Niger.
Dans son mot de clôture, le représentant du Très Haut Patron a invité les populations de Ouagadougou et du Burkina Faso à réserver une chaleureuse hospitalité aux délégations malienne et nigérienne.
En marge des compétitions, un village JAES sera installé chaque jour à l’esplanade du Stade du 4-Août, avec des animations, une caravane de prestations artistiques et des expositions.
L’entrée sur les différents sites de compétition étant libre et gratuite, les populations sont invitées à se mobiliser pour soutenir les athlètes des trois pays.
Avec cette deuxième édition, prévue jusqu’au 16 septembre, les organisateurs ambitionnent de faire des JAES un rendez-vous sportif, culturel et fraternel, au service du rapprochement des peuples et du renforcement de la Confédération des États du Sahel.
Le message est ainsi lancé : au-delà des médailles et des résultats, la véritable victoire sera celle de l’unité et de la fraternité entre les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger. « Que le sport unisse nos peuples ! »
Par Ibrahim KONATÉ